Glashütte, avril 2007
« A. Lange & Söhne » : Fiche technique
Adresse Lange Uhren GmbH
Altenberger Strasse 15
01768 Glashütte, Allemagne
Direction Fabian Krone
Groupe Richemont SA, Genève (Suisse)
Fondateur Walter Lange
Fondation Le 7 décembre 1990
Entrée sur le marché Octobre 1994, après une phase de développement de quatre ans
Production La quasi totalité des savoir-faire techniques et artisanaux impliqués dans la production des montres sont réunis sous le toit de la manufacture Lange, où des technologies dernière génération complètent les disciplines artisanales traditionnelles
Bâtiments Lange I :
Siège historique de la fabrique de pendules Strasser & Rohde, rénové et inauguré en 1993
Lange II :
Siège historique de la fabrique de machines à calculer Archimedes, rénové et inauguré en 1997
Lange III :
Inaugurée en 1998, comme Ecole d’Horlogerie Lange, aujourd’hui installée au siège historique
Siège historique de Lange :
Construit en 1873 sous la supervision de Ferdinand Adolph Lange, racheté à la ville de Glashütte en 2000 et inauguré le 7 décembre 2001 après rénovation complète
TEZ :
Centre de Technologie et de Développement, premier nouveau bâtiment commandé par Lange, inauguré le 22 octobre 2003
Employés 447, dont plus de 45 pour cent sont horlogers
Distribution Distribution extrêmement sélective à travers un réseau de 141 joailliers rigoureusement sélectionnés pour un total de 204 points de vente dans le monde ; inauguration de la première
boutique Lange à Dresde
Gamme de produits Montres-bracelets de luxe classiques et élégantes et dotées de mouvements de manufacture disponibles en différentes déclinaisons et dont le prix d’entrée est de EUR 10.000,-
Modèles & calibres (extrait)
LANGE 1, calibre L901.0
LANGE 1 PHASES DE LUNE, calibre L901.5
LANGE 1 FUSEAUX HORAIRES, calibre L031.1
LANGE 31, calibre L034.1
DATOGRAPH, calibre L951.1
DATOGRAPH PERPETUEL, calibre L952.1
LANGEMATIK PERPETUELLE, calibre L922.1
LANGE DOUBLE SPLIT, calibre L001.1
RICHARD LANGE, calibre L041.2
SAXONIA, calibre L941.1
SAXONIA AUTOMATIK, calibre L921.4
ARKADE, calibre L911.4
CABARET, calibre L931.3
CABARET PHASES DE LUNE, calibre L931.5
Séries limitées et épuisées
TOURBILLON « Pour le Mérite », calibre L902.0
LANGE 1 TOURBILLON, calibre L961.1
TOURBOGRAPH « Pour le Mérite », calibre L903.0
LANGEMATIK ANNIVERSAIRE avec cadran en émail, calibre L921.7
1815 PHASES DE LUNE, calibre L943.1
Production annuelle Quelques milliers de montres
Récompenses Plus de 80 récompenses et prix internationaux, dont 50 premiers prix
Formation En place depuis 1997, durée: 3 ans
Apprentis : 24 horlogers, 3 techniciens outils
*****
Pour plus d’informations :
Lange Uhren GmbH • M. Arnd Einhorn • Altenberger Strasse 15 • 01768 Glashütte • Allemagne
Tél.: +49-35053-440 • Fax: +49-35053-44401 • E-mail: presse@lange-soehne.com • www.lange-soehne.com
Glashütte, avril 2007
« A. Lange & Söhne » – l’histoire d’une réussite contemporaine
En 1994 l’un des plus glorieux noms de l’horlogerie de précision allemande fait son retour sur la scène du temps : « A. Lange & Söhne ». La renaissance de la marque met fin à 50 ans d’éclipse involontaire de magnifiques montres mécaniques saxonnes – et marque le début d’une formidable réussite contemporaine. Faisant de nouveau partie des montres les plus convoitées au monde, les produits fabriqués par les ateliers traditionnels des Monts métallifères ont retrouvé la place prédominante qu’ils
occupaient dans le passé. Une légende renaît de ses cendres.
Depuis 1990, année de fondation de la société Lange Uhren GmbH par Walter Lange, arrière-petit-fils du génial Ferdinand Adolph Lange, des horlogers de grand talent créent à Glashütte des montres-bracelets exclusives qui ne craignent pas la comparaison avec les plus prestigieuses marques suisses. Elles redonnent non seulement vie à un mythe du temps jadis mais se distinguent par des caractéristiques horlogères qui ont alors quasiment disparu. Ce sont les montres qu’aurait fabriquées
Ferdinand Adolph Lange s’il était encore en vie.
Qui était Ferdinand Adolph Lange ?
Futur fondateur de l’industrie horlogère de précision allemande dans la ville saxonne de Glashütte, Ferdinand Adolph Lange naît à Dresde le 18 février 1815. Il réalise son apprentissage horloger auprès de Johann Christian Friedrich Gutkaes, célèbre
fabricant d’horloges et gardien de l’horloge de la tour de la cour royale saxonne de Dresde. Au cours de ses années de formation, il suit des cours à l’école Polytechnique et passe ses soirées à apprendre par lui-même l’anglais et le français. En 1837, trois ans après la fin de son apprentissage, il se rend à Paris avec, en poche, une lettre de recommandation de son maître d’apprentissage Gutkaes. Il y est engagé par Josef Thaddäus Winnerl, célèbre fabricant de chronomètres. Quatre ans plus tard, ayant acquis la position de chef d’atelier, il quitte la France pour approfondir son expérience en Angleterre et en Suisse. C’est durant cette période qu’il remplit son désormais célèbre carnet de notes de nombreuses esquisses de mouvements et de savants calculs de rapports pour les roues et les pignons. Cette « magna charta » (grande
charte) constituera l’un des plus précieux patrimoines de Walter Lange lorsqu’en 1990,
il prendra un nouveau départ.
A son retour à Dresde Adolph Lange est réemployé par Gutkaes. Il en épouse la fille Antonia en 1842 et devient copropriétaire de l’affaire de son ancien patron. Lange n’est pas seulement un horloger talentueux, mais un homme érudit, profondément religieux et doté d’une conscience sociale très développée. Frappé par la pauvreté de la région déshéritée des Monts métallifères, il décide en 1843 de passer à l’action et, de lettres en pétitions et en négociations avec le ministre royal saxon de l’intérieur, il se bat pour la création d’une manufacture de montres à Glashütte. Il obtient finalement un prêt en l’échange duquel il est autorisé à former 15 jeunes de Glashütte au métier d’horloger. La petite ville pauvre a laissé depuis longtemps derrière elle les beaux jours de l’exploitation de la mine d’argent ; elle n’est plus désormais reliée au reste du
monde que par une route poussiéreuse à peine carrossable et le passage hebdomadaire de la voiture postale. Lange établit son premier atelier, instruit ses élèves, démarre la production, construit des machines améliorées pour la fabrication de composants de précision, s’occupe de la correspondance et de la comptabilité.
Cette aventure courageuse est récompensée, car sa vision d’avenir commence bientôt à prendre forme. Et dans le sillage du succès de sa propre société, Glashütte – dont Adolph Lange améliore notablement l’infrastructure au cours de ses 18 ans de mandat de maire – se révèle un terrain fertile pour de nombreux petits ateliers spécialisés dans les rubis, les vis, les roues, les barillets, les ressorts-moteurs, les balanciers ou les aiguilles. Sa manufacture recourt aux services de fabricants de boîtiers, doreurs et graveurs et sous-traite les composants de trois autres manufactures, dont quelques unes ont été fondées par certains de ses anciens apprentis. Des centaines d’emplois sûrs et bien payés transforment bientôt la pauvreté en une honorable prospérité. Grâce à la fondation, en 1878, de l’Ecole d’horlogerie allemande par le frère spirituel de Lange, Moritz Grossmann, Glashütte coupe finalement le cordon ombilical avec la France et la Suisse pour devenir la pierre angulaire de l’horlogerie allemande, offrant une formation à la fois pratique et technique aux aspirants horlogers.
Lorsque Adolph Lange meurt brusquement le 3 décembre 1875, à l’âge de presque 60 ans, il ne fait pas que transmettre une affaire florissante et une prestigieuse liste de récompenses internationales à ses fils et petits-fils, mais aussi un solide avenir
économique à Glashütte, qui l’a depuis remercié en élevant un monument en son honneur. Premières à être dotées de composants scientifiquement calculés, d’une nouvelle configuration avec platines trois quarts, échappement à ancre de Glashütte, balancier compensateur, raquetteries de précision ou spiraux de balanciers avec spires terminales spéciales, ses constructions incarnent le summum de la qualité horlogère. Les montres de précision « A. Lange & Söhne », dont certaines grandes complications atteignent aujourd’hui des prix records dans les ventes aux enchères,
pérennisent dans le cœur des passionnés d’horlogerie les idéaux d’un homme qui
écrivit un chapitre épique de l’histoire de l’horlogerie et de sa patrie saxonne. Jusqu’à l’expropriation de la manufacture au lendemain de la Deuxième guerre mondiale, les montres « A. Lange & Söhne » figurent parmi les garde-temps les plus
prestigieux et les plus convoités au monde. Lorsqu’en 1951 les sociétés saisies de Glashütte fusionnent pour former un grand combinat du nom de VEB Glashütter Uhrenbetriebe, la fière signature qui a orné tant de cadrans sombre dans l’oubli – et
dans les cercles de collectionneurs, le nom de « A. Lange & Söhne » acquiert le statut d’un véritable mythe.
L’héritage d’une vénérable dynastie horlogère
Walter Lange, qui a déménagé à Pforzheim après l’expropriation, voit dans la réunification de l’Allemagne en 1990 une opportunité d’insuffler une vie nouvelle à sa riche tradition familiale. Dès 1976, il retourne régulièrement dans sa région natale de Saxe et maintient le contact avec des horlogers de Glashütte. Avec Günter Blümlein, alors directeur de IWC International Watch Co. AG à Schaffhouse (Suisse), l’entrepreneur de 66 ans fonde Lange Uhren GmbH le 7 décembre 1990, 145 ans jour pour jour après l’arrivée de son arrière-grand-père dans la ville saxonne de Glashütte. Si l’histoire ne se répète pas, elle établit de bien surprenants parallèles…
En premier lieu, Walter Lange recherche une sécurité financière pour sa société sous les ailes du groupe horloger LMH (Les Manufactures Horlogères). Au cours de l’été 2000, LMH est racheté par le groupe Richemont Suisse, propriétaire de quelques-unes des manufactures de montres de luxe les plus renommées au monde. Outre Lange, son portefeuille de marques comporte IWC, Jaeger-LeCoultre, Baume & Mercier, Piaget, Vacheron Constantin et Officine Panerai. Bien qu’elle soit la plus petite manufacture horlogère de cette communauté de sociétés au fonctionnement indépendant – concurrentes, certes, dans un marché férocement concurrentiel – Lange vise avec assurance le sommet de la pyramide avec ses chefs-d’œuvre
horlogers.
Des montres telles qu’Adolph Lange les aurait lui-même fabriquées
Aujourd’hui, 447 employés de Lange Uhren GmbH sont impliqués dans la création des mouvements exclusifs des nouvelles « A. Lange & Söhne » sur les sites de production haute technologie de Glashütte. Ce rare potentiel inscrit Lange dans le très petit cercle de manufactures n’utilisant pour leurs montres que des mouvements qu’elles ont ellesmêmes conçus et fabriqués. Vu l’implication massive de méthodes artisanales très consommatrices de temps dans la fabrication de chaque montre, les garde-temps Lange sont produits en très petites séries. La production annuelle totale de la manufacture n’est que de quelques milliers montres, distribuées très sélectivement à travers un réseau mondial de seulement 141 horlogers-joailliers pour un total de 204 points de vente.
Les montres Lange de la génération actuelle sont épurées et discrètes, élégantes et classiques, d’un style cohérent et homogène à travers toute la ligne de produits. La gamme de modèles, comprenant actuellement 25 calibres différents, est aisément identifiable, chacun reflétant sans erreur possible ses nobles origines.
Montre phare de la manufacture, la LANGE 1, s’impose comme une nouvelle référence non seulement sur le plan du design mais aussi sur celui de la technologie. Avec son cadran décentré, son visage asymétrique et son mouvement de manufacture
original proposant un brillant éventail de raffinements techniques distinctifs, elle prend, lors de son lancement en octobre 1994, le monde horloger par surprise. Porte-drapeau du retour de la noble marque « A. Lange & Söhne », elle incarne à tous égards la grande tradition Lange.
Lors du lancement de la LANGE 1 est également présentée la célèbre grande date de Lange. L’affichage, d’une taille environ quatre fois supérieure à celle des montres de même format, évoque l’époque Lange-Gutkaes. Elle rappelle l’horloge digitale à cinq minutes fabriquée en 1841 par Johann Christian Friedrich Gutkaes pour l’opéra Semper de Dresde.
Les montres Lange de l’ère nouvelle témoignent également de la noble tradition dont elles procèdent par la construction et la qualité de leurs mouvements. Leur personnalité s’est constituée à partir d’une variété d’éléments empruntés aux montres
de poche historiques de Lange, dont la platine trois quarts de Glashütte en maillechort laminé, le coq de balancier gravé à la main ou les chatons en or, sécurisés par des vis en acier bleui, qui portent les rubis du rouage.
Qualité, exclusivité, innovation
Chaque modèle de montre Lange abrite un mouvement de manufacture développé par le département interne de conception. La quasi-totalité des composants de ces mouvements exclusifs, se chiffrant à quelques milliers à travers la gamme entière de
calibres, sont produits à la manufacture – platines, ponts, leviers, ressorts, roues et pignons, par exemple. Chaque composant individuel est minutieusement terminé à la main. Les maîtres horlogers de chez Lange en décorent même les surfaces qui ne
seront plus visibles une fois le mouvement assemblé. Les outils et l’appareillage requis par ces procédures sont fabriqués en interne. Chaque coq de balancier est artistiquement gravé selon une technique manuelle qui transforme chaque montre Lange en un trésor unique. Les mouvements sont assemblés par les horlogers de chez Lange, méticuleusement réglés en cinq positions puis à nouveau démontés. C’est seulement à ce moment-là que sont données les dernières touches finales aux
composants individuels, à nouveau nettoyés et enfin ré-assemblés pour constituer un mouvement parfait, doté d’authentiques vis en acier bleui. Aucune montre ne quittera la manufacture avant d’avoir été soumise, plusieurs semaines durant, à de rigoureux tests de contrôle.
Les objectifs majeurs des maîtres horlogers Lange sont la qualité, l’exclusivité et la plus grande valeur ajoutée fondées sur le déploiement de technologies avancées. Destiné à soutenir cet effort, le nouveau Centre de Technologie et de Développement,
cinquième bâtiment dévolus aux opérations de la manufacture, a été inauguré en octobre 2003. Après une période de préparation de dix ans, il concrétise l’un des rêves des fondateurs de Lange Uhren GmbH : Walter Lange et le très regretté Günter Blümlein, décédé prématurément en 2001. Il y a plus de dix ans, en 1993, ces hommes visionnaires couvaient déjà les premières idées relatives à la production intégrée de spiraux de balancier, cœurs des montres mécaniques. Plusieurs
spécialistes Lange ont depuis lors voué une attention de tous les instants aux fondements théoriques et aux procédures technologiques de la production de spiraux. Du laminage d’un fil de métal de 0,05 millimètres, à l’enroulement, au recuit et au relèvement de la spire terminale, toutes les étapes requises pour la fabrication des spiraux de très haute qualité à destination des mouvements de la manufacture sont aujourd’hui maîtrisées en interne chez Lange. Le LANGE DOUBLE SPLIT présenté en avril 2004 fut le premier modèle à être équipé d’un spiral maison de ce type, développé
en interne chez Lange.
Cet événement marque également l’achèvement d’un cycle historique : en 1930, Richard Lange, fils du fondateur de la société Ferdinand Adolph Lange, avait rempli une demande de brevet pour un « alliage métal pour spiraux de balancier » (Brevet
N° 529945 daté du 19 février 1930). Il avait compris qu’ajouter du béryllium aux alliages nickel éliminerait les inconvénients majeurs des spiraux Elinvar qui, alors les plus courants, n’étaient pas suffisamment souples et solides pour répondre à ses
exigences.
La croissance ultérieure de la manufacture dépendra du maintien de sa capacité à développer des innovations horlogères et de nouveaux mouvements sophistiqués. Aussi accorde-t-elle une attention toute particulière à la qualité de formation de ses
horlogers. Le lancement, le 25 août 1997, des programmes d’apprentissage internes constitue un pas décisif pour cette transmission des savoir-faire. Cette création s’inspire, elle aussi, d’une vieille tradition de Glashütte oubliée : en 1878, Lange fut l’un des premiers promoteurs de l’école d’horlogerie allemande.
La tradition en mouvement
Aujourd’hui – seulement 16 ans après sa refondation – « A. Lange & Söhne » est de nouveau l’une des marques les plus prestigieuses et les plus renommées au niveau mondial de l’horlogerie internationale de précision. Jeune entreprise couronnée de succès, héritière d’une longue tradition, Lange se situe à la confluence de son origine et du futur, ce qui caractérise la philosophie de l’entreprise. Lange est une entreprise innovante, car elle se conforme à sa tradition, et elle est dans le même temps traditionnelle, car seules les valeurs héritées du passé, telles que la perfection, la passion et l’humanité permettent d’orienter une invention et de lui donner un sens. Pour tout nouveau modèle, les maîtres horlogers de Lange s’appliquent à fabriquer la montre du futur en se basant sur les valeurs du passé. Chez Lange, cela s’appelle « La tradition en mouvement ».
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Pour plus d’information:
Lange Uhren GmbH • M. Arnd Einhorn • Altenberger Strasse 15 • 01768 Glashütte • Allemagne
Tél.: +49-35053-440 • Fax: +49-35053-44401 • E-mail: presse@lange-soehne.com • www.lange-soehne.com
La semaine dernière, celui qui régnait en maître sur les dimanches télévisés de notre enfance a tiré sa révérence. Jacques Martin s’est éteint et laisse derrière lui une multitude d’images d’archives digne du meilleur best of des « enfants de la télé ».
Il aurait aimé nous faire rêver, comme ses idoles Fred Astaire ou Dean Martin, mais il nous aura fait rire avec son art délicat de la galéjade, son esprit cynique et généreux.
Après des débuts à la radio marquants et remarqués aux côtés de son acolyte Jean Yanne, Pierre Tchernia l’invite à le rejoindre à la télé sans imaginer qu’il allait devenir la référence télévisuelle de toute une génération.
Si les plus jeunes d’entre nous se souviennent de lui, en maître de cérémonie tendre et hâbleur de l’Ecole des Fans, la majeure partie de sa carrière s’est construite sous des hospices bien moins consensuels.
Véritable garnement de l’audiovisuel, il n’aura de cesse d’offrir à la France, anesthésiée par des programmes indolents, ce subtil mélange de provocation, d’humour potache et de tendresse dont la France a cruellement besoin après 20 ans de règne de la droite conservatrice.
Lorsqu’il crée le, désormais cultissime, Petit Rapporteur, avec ses copains Pierre Desproges, Daniel Prevost, Stéphane Collaro et Pierre Bont, il ne se doute pas que le scandale gronde déjà aux portes du studio.
Commence, pour un temps seulement, le règne de l’irrévérence et du Second degré, car déjà, les majorités bien pensantes se sentent heurtées par le ton décalé et impertinent de nos joyeux drilles. Politiques, religion, actualités, la joyeuse bande de copains fait feu de tout bois.
Mais Celui que la presse appelle « l’Abominable Jacques Martin » sera bientôt remercié et obligé de rendre l’antenne aux « empêcheurs de railler en rond ». Censure invisible qui prend l’apparence de la ménagère de moins de cinquante ans.
Haï par certain, adulé par d’autres, il est bien trop intelligent pour se laisser museler, il reviendra sur le petit écran dans diverses émissions empruntes de fantaisie, d’insolence et de spectacles – L’autre passion de sa vie.
A l’heure du politiquement correcte, de l’humour sous surveillance et du trash comedy, les pamphlets contestataires et ironiques que Jacques Martin et « sa bande » nous livraient il y a déjà 30 ans resteront dans nos mémoires comme un accessoire vintage dont on ne veut pas se séparer.
Il en faudrait beaucoup pour ébranler les fondations de l’institution Géo, lancée en 1979. Mais le titre, toujours leader sur son marché, passe à l’offensive en lançant un nouveau site internet Géo en partenariat avec Apple. Au menu, du transjournalisme, c’est à dire l’utilisation conjointe de tous les supports médias pour mettre en valeur des grands reportages, de la photo au texte en passant par la vidéo et la musique. Comme le lancement de suppléments tels que Géo Histoire, cette grosse machine entre dans une stratégie de soutien de la version print de Géo.
Source: 20 minutes
LIBERATION: LE PARI DE SEPTEMBRE
La remontée des ventes (+10%) ne suffira pas à équilibrer les comptes du quotidien dont le C.A publicitaire est insuffisant. Le quotidien mise sur la nouvelle formule pour septembre qui doit résoudre une équation difficile : un contenu très « à gauche » tout en attirant les annonceurs souvent réticents à tout support engagé. La quadrature du cercle à laquelle Marianne, l’hebdomadaire, est également confronté.
source : Hors Antenne

Type : single malt
Couleur : jaune doré
Nez : d’une grande fraîcheur, le nez est dominé par la tourbe, l’orge maltée et le raisin sec donnant une impression de cake aux fruits plutôt charmeuse. Il évolue par la suite sur les épices et notamment le poivre.
Bouche : assez grasse, la bouche est marquée par le sherry et la tourbe avec des notes de chocolat noir, de menthol et de noisette.
Finale : la finale revient sur la douceur de l’orge avec des notes d’oranges confites relevées d’une pointe de sel.
Commentaire : un jeune whisky tourbé idéal en apéritif.
Prix de vente conseillé : 31 €

Type : single malt
Couleur : cuivrée à orangée.
Nez : superbement fruité (mangue, goyave, kaki), il se développe sur une pointe de fumée, d’iode, de sel et sur les zest d’agrumes. Il devient au fur et à mesure floral (pivoine, lys). Agréable fraîcheur végétale et note de toffee sur la longueur.
Bouche : à la fois ronde et nerveuse, elle se révèle d’une grande délicatesse. Un voile de fumée tapisse le palais et s’ouvre sur des notes de céréales. Les fruits exotiques sont également présents.
Finale : longue, remarquablement épicée, elle fait la queue de paon et dévoile alors un registre floral et herbacé et des notes de tabac blond. L’ensemble est d’une grande rigueur du début à la fin. Notes de salicornes qui plairont aux amateurs d’iode, de sel et de mer.
Commentaire : cette vénérable version d’Isle of Jura est tout simplement exceptionnelle à la fois de complexité et de rigueur. Elle se situe au niveau des plus grands single malts écossais toutes régions confondues.
Série Limitée à 120 bouteilles dont 8 pour la France.
La Maison du Whisky 20, rue d’Anjou, Paris 8ème / 01.47.30.71.90
1 449 €

Type : single malt
Couleur : cuivré profond à reflets or.
Nez : rond et riche. Des notes gourmandes d’amande et de chocolat se marient aux épices, cannelle, girofle. Puis des senteurs plus méditerranéennes, pomme de pin, genêt, se développent avant de faire place au citron et à la menthe poivrée.
Bouche : moelleuse et chaleureuse, elle évoque le chêne blanc américain soutenu par de fines notes de sherry oloroso. Quasi hédonistique, elle s’ouvre sur les épices, le caramel, l’amande et la réglisse.
Finale : généreuse, elle oscille entre des notes crémeuses et légèrement sucrées de fruits secs. Une pointe d’amertume ravive le caractère réglissé de la bouche.
Commentaire : au cours de ces dernières années, Jura nous avait habitués à des versions plus fumées (Superstition), voire très tourbées (Heavy Peated). Ce single malt de 18 ans garde la rondeur et la chaleur caractéristiques du style Jura. Une version majeure.
Prix de vente conseillé : 72 Euros
Chez les meilleurs cavistes

Type : single malt
Couleur : ambrée
Nez : d’une grande finesse, le nez est d’abord marqué par la céréale puis évolue sur des notes fruitées, épicées et salées.
Bouche : en bouche, les agrumes (orange, pamplemousse) se font plus présents et des notes végétales et presque florales apportent une grande douceur.
Finale : la finale très sucrée laisse aussi apparaître des notes de noix, d’anis et de café.
Commentaire : à réserver aux amateurs de malt léger.
Prix de vente conseillé : 43€
Chez les meilleurs cavistes






















