J’aime la photo … invitation à découvrir un artiste aux techniques mixtes SfB du 8 au 31/10/20

« Avant/Pendant/Après » …

Parce que nous avons tous vécu avant, avons été saisis par le pendant et essayons d’anticiper l’après, SfB s’empare du confinement et redéfinit le temps autour de lui. Ce moment si particulier, devenu une référence commune, est choisi comme curseur par l’artiste pour présenter son travail.
« En une journée la ville s’est tue, il y avait le décor, immobile, mais plus le son. »

 

SfB, à ce moment inédit, a voulu redonner de la musique au silence, avec pour horizon les toits de Paris. Inspiré par le courant MEMPHIS né en Italie au début des années 80 et initié entre autres par Ettore Sottsass, il prend des photos des toits parisiens qu’il ravive avec des motifs colorés via sa tablette numérique. Ses motifs s’enchaînent comme des notes sur une partition musicale et ils redonnent la parole à la ville, réenchantée.

Sa série baptisée « Paris Memphis » aux couleurs vitaminées enflamme les réseaux sociaux et lui valent plusieurs parutions y compris à l’international.

SfB sont les initiales de Stéphane franck Berthelot, né à La Rochelle en 1973. Son parcours scolaire (Ecole de commerce) et professionnel (éditeur de musique, directeur de la communication d’un grand groupe de médias) le conduit à Paris. Il vit aujourd’hui entre Paris et Arles. Sa production artistique est d’une grande densité et ses œuvres sont présentes dans plusieurs pays : Suède, Suisse, Russie, Portugal, Inde, Australie et la France.

Une de ses œuvres « Néons » figure même aujourd’hui dans le salon de la cartographie du Palais de l’Elysée. Son œuvre mêle plusieurs techniques (numérique, photographique et graphique) et laisse une large place aux éléments de couleurs qui dessinent un univers souvent abstrait où sa géométrie personnelle exprime une sorte de déséquilibre poétique et vibrant. Il travaille les jeux de lumières et de couleurs dans lesquels l’œil se perd, se brouille, tente de se poser. La technique elle-même disparaît – crayon, encre et pastel sur papier ou dessin numérique sur tablette édité ensuite en exemplaire unique sur papier photographique d’art – il n’est jamais aisé de percevoir sous quelle forme et par quelle manière l’œuvre aboutie apparaît aux regards. Sa lumière n’est pas celle d’un artiste figuratif, ses formes chaudes transpercent la toile comme s’engouffrant dans l’embrasure d’un rideau déchiré.

Que ce soit sa série « néons », à la fois « digitale et musicale » (c’est un grand artiste précurseur de la musique électronique qui le dit) qui lui permet d’exercer des figures de couleurs inédites qui semblent vivre comme au centre d’une flamme, ou des œuvres dont l’abstraction pure nous propose un chemin, elles semblent venir d’un rêve ancien réveillé par une technicité toute nouvelle.

Ses personnages suspendus, comme des empreintes fixées à des fonds troublants, vibrent comme des chimères où le spectre de l’évanouissement pèse comme une crainte. Attentif et passionné par la modernité, il s’obsède à fuir un passé où tout serait couru d’avance, fait d’abandon et d’oubli. Il se risque à trouver une issue dans un labyrinthe intime où rien ne s’efface jamais mais où tout peut se renouveler. Une quête de lumière et d’éblouissements.

La succession elle-même labyrinthique de ces périodes de création démontrent son refus de se laisser enfermer même par ses propres références. La Forme, omniprésente signature d’origine, devient un dragon à combattre. Demain doit rester une toile blanche. Son œuvre se constitue alors tel un puzzle sans modèle dont on pressent qu’il n’y aura pas de pièce finale. SfB ne cesse de proposer des visions neuves et modernes d’un monde contemporain fragile et parfois inhumain.

Sophie Leiser, fondatrice de la galerie d’art en ligne artphotoby.com, présente cet artiste éclectique aux techniques mixtes :

« D’abord photographe, SfB utilise aujourd’hui sa tablette numérique et « dessine sur écran des choses qu’il a envie de voir et qui n’existent pas » pour proposer des tirages uniques de ses photos rêvées. Son oeuvre est « labyrinthique », ses influences multiples. On pense à Hans Hartung, Kandinsky, Le Corbusier, Fernand Léger. Franck Stella et bien sûr au courant Memphis qu’il affectionne tout particulièrement et qu’il revisite en le projetant comme un élément d’architecture dans la ville »

J’ai choisi de présenter cet artiste prolifique pour son talent, sa créativité, son oeuvre élégante et poétique : l’art de nous enchanter… »

ZE HOTEL PARIS accueille l’exposition du 9 au 31 octobre 2020

Attachée à son quartier du 9è, Sophie Leiser débute une collaboration artistique avec ZE HOTEL PARIS, l’hôtel Arty de SOPI PIGALLE. Passionné d’art contemporain, Aldric Duval, le propriétaire de l’hôtel de charme, reçoit dans sa galerie, l’exposition « avant/pendant/après » de SfB, premier solo show d’une série programmée jusqu’à la fin de l’année.Cette maison de famille fait peau neuve et reçoit ses hôtes « comme à la maison ». Une nouvelle façon d’entrevoir l’hôtellerie, plus intimiste et conviviale, qui invite les visiteurs à oublier le fait qu’ils séjournent dans un hôtel…
Clin d’œil au Paris Arty, célébration des années passées, des œuvres d’art et pièces uniques viennent habiller la réception, les salons et les chambres, rappels d’une époque, d’un souvenir, d’une envie.

Information sur www.artphotoby.com/journal-mobile/blog-artphotoby/exposition-solo-show-stephane-franck-berthelot-le-8-octobre-a-paris.html

Faust Cardinali, en scène !

« Le véritable voyage de découverte ne consiste pas à chercher de nouveaux paysages, mais à avoir de nouveaux yeux. »

Cette phrase de Marcel Proust m’est revenue à l’esprit en découvrant en mars dernier l’exposition de Faust Cardinali à la Galerie MiniMasterpiece, à Paris.

Ses étonnants bijoux-sculpture sont de plus en plus de véritables épiphanies.

Cette fois-ci l’artiste à créé lui même sa scénographie/installation: une ville miniature s’érige dans un espace métaphysique, où les bâtiments sont évoqués par des volumes minimalistes, les murs sont tagués de mots clés évocateurs d’une fin du monde joyeuse et poétique. Un personnage des aventures de Tintin, un Monsieur Dupont peint en blanc, erre parmi les volumes, ayant perdu pas seulement le nord mais aussi son double, englouti dans cet univers laiteux d’où émergent les bijoux, transformés par l’échelle renversée de la mise en scène en monuments d’un monde qui est en même temps passé et futur, réel et imaginé.

A travers les lignes qu’il a tracé entre ses oeuvres, l’artiste nous plonge au coeur de ses matières et de ses formes, assemblées d’une façon inédite et savante.

Spectaculaire le « obtorto collier », où le pain carbonisé, sculpté à travers un processus mystérieux, se transforme en minéral précieux.

La bague/peigne « barofen » évoque le mouvement d’une main entre les cheveux…

Le voyage au royaume de Faust nous nous amène à la découverte de nouveaux paysages, et aussi à avoir de nouveaux yeux.

by Cara, mai 2020

 

Tutti Pitti par Cara, notre correspondante à Florence

Comme dans les marchés du bétail Pitti permet de déployer les meilleurs exemplaires élevés le long de l’année .

Chaque éleveur apporte ses bêtes et essaye de les vendre au meilleur prix. Dans la masse tout se mélange et finalement les vaches se ressemblent toutes et deviennent invisibles.

Tout cela s’agite autour des habitués qui attendent ce rendez-vous pour se saper ad hoc et parcourir la Croisette locale à l’intérieur de la forteresse dans l’espoir d’être remarqués et photographiés, ce qui dans la multiplication médiatique de plus en plus poussée équivaut à paraître sur les écrans du globe  abusés et désormais inutiles. Ainsi les caricatures du dandy d’autrefois montrent leurs chevilles nues entre leurs mocassins et leurs pantalons courts, sans se soucier du froid polaire.

FullSizeRender FullSizeRender-2La fausse neige du pavillon Zegna nous a donné le seul réconfort : dans un silence doucement rompu par un écho d’avalanches lointaines l’armée élégante en tenue de sky années vaguement 70 nous prouve que la discrétion peut encore tracer une voie pour l’élégance humaine.

Gil Rigoulet, photos inédites de Molitor en 1985

Un coffret inédit de photographies de la piscine Molitor en 1985 par Gil Rigoulet nous replonge dans l’univers du lieu mythique. Images exclusives et intemporelles, on retrouve l’artiste en immersion totale au bord de l’eau, près des cabines numérotées ou du bar le Pacific Molitor.

Tirages argentiques et polaroid couleur compose ce coffret inédit édité en 400 exemplaires par The (M) editions.

Le livre coffret sera en vente pendant Paris Photo à la librairie 7L, Karl Lagerfeld, rue de Lille à Paris, à la librairie d’art d’Artcurial et à partir du 20 novembre chez Claire de Rouen Books à Londres, à la librairie de Carla Sozzani à Milan et sur le site www.the-m.fr.

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La Méduse de Sheila Concari by Cara

 

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Medusa SuiteSpécialiste du slalom entre les disciplines, Sheila Concari met en scène sa dernière incarnation: Méduse. A travers une série de dessins, vidéos et sons, le mythe habite l’espace et se fige dans l’oeuvre la plus spectaculaire de cette exposition. La « Pink medusa » qui nous accueille est une sculpture en peau de python, dont la fabrication demeure un mystère.

Le résultat est visuellement étonnant et conceptuellement complexe. Nous avons été littéralement médusés face à une cascade de formes tentaculaires qui semblent venir de temps anciens et en même temps d’un futur qui englobe l’histoire de l’homme pour en garder la magie ad vitam aeternam. La vidéo d’un déroulement infini semble nous rappeler que la vie a existé dans cette matière maintenant figée, et les voix de la bande son nous rappellent la présence d’Emmanuelle Riva, qui avait récemment été l’interprète magistrale du spectacle « Medusa Suite », écrite et réalisé par l’artiste à la Villa Médicis à Rome. Les paramètres spatio-temporels sont bouleversés et nous rassurent: la mémoire est un formidable antidote.

jusqu’au 25 février

à la galerie Dix9, rue Filles du Calvaire, Paris 3ème