Le Défilé des Vanités

Le Défilé des Vanités : le roman de Cécile Sepulchre nous plonge dans les coulisses de la rédaction d’un magazine de mode !

A la rédaction de « Luxe Addict », on suit avec passion la rédactrice en chef Elisabeth, mordue de chirurgie esthétique, Hippolyte, le journaliste gay, Raphaël, le D.A arriviste, et Agathe la journaliste à la recherche du grand amour. Les stagiaires ont aussi leur place dans ce monde impitoyable, comme Marine, talentueuse mais sans scrupules, et Bille moins éclatante mais plus précieuse.

On apprend beaucoup sur le fonctionnement de ce milieu et en particulier les relations entre créateurs de mode et rédacteurs des magazines spécialisés. Le Défilé des Vanités fourmille d’anecdotes : de cet acteur toujours entouré de jolies femmes à cette ancienne ministre qui oublie de rendre les robes de couturiers prêtées et sans oublier toutes ces fêtes luxueuses bien connues du milieu.

L’un des temps forts du livre est la présence d’un cochon qui débarque dans les locaux du magazine pour la réalisation du shooting « choc ». Super-cocaïné, il finit par s’enfuir et déchirer à pleines dents une robe Dior. Le défilé de mode organisé dans le désert du Niger, qui tourne au fiasco avec le buffet dévoré par des Touaregs affamés est aussi l’un des passages les plus drôles.

Cécile Sepulchre, ancienne rédactrice en chef de L’Officiel nous livre ici un roman très vivant sur le monde de la mode qu’elle connaît très bien et où comme elle le dit « l’esprit et la bêtise font bon ménage ».

« Le Défilé des Vanités », aux éditions Balland, 22,90€

L’impression 3D : une incroyable innovation bientôt grand public

Depuis plusieurs mois, l’imprimante 3D suscite un engouement aussi bien auprès des designers que des marques. Mais pour le commun des mortels, elle reste un outil méconnu. Pour le moment…Lorsqu’on évoque l’impression 3D, on ne peut pas s’empêcher de penser aux grandes inventions et de croire que cette nouvelle technique en fait partie. Pourrons-nous un jour créer nous-mêmes chaque objet qui nous entoure grâce à la technologie 3D ? Cette question est sur de nombreuses lèvres et si l’impression 3D fait parler, elle n’en est pourtant pas à son coup d’essai. Revenons à l’origine, cette technologie existe depuis le milieu des années 80. On doit sa paternité à Charles Hull, aujourd’hui vice-président de 3D Systems. Bien avant de devenir le procédé abouti qu’on connait, l’impression 3D était basée sur un principe de Stéréolytography, permettant aux industriels d’avoir une vision en volume de leurs objets avant de lancer leur production de pièces en séries. Dix ans plus tard, l’impression couche par couche apparait et prouve que l’impression 3D est viable. Depuis, la technique n’a cessé de progresser et de se préciser avec le lancement en 2009 de la Makerbot, première imprimante 3D destinée au grand public, et en 2013, où les plans d’une arme à feu fonctionnelle en plastique imprimable sont diffusés sur Internet. Le gouvernement américain interdira leur diffusion, mais ces plans auront été téléchargés 100 000 fois entre temps. C’est aujourd’hui la médecine qui s’intéresse le plus à la technologie 3D, avec pour ambition de recréer des organes, des os et des morceaux de tissus humains. La start-up américaine Organovo travaille notamment sur un concept d’imprimante pouvant créer des tissus vivants transplantables. Du côté des marques, c’est la ruée vers la 3D, Auchan propose depuis peu dans son centre d’Aéroville (près de Roissy) d’imprimer des objets en 3D à partir d’un catalogue personnalisé. Le distributeur rejoint Ikea, utilisateur quasi historique de l’impression 3D. La question que l’on se pose est quel intérêt pour une marque d’utiliser la technologie 3D ? Proposer des produits différents, se démarquer, mais surtout réaliser des opérations de communication différentes et asseoir un positionnement avant-gardiste, innovant face à la concurrence. La 3D nous apparaît comme une évolution technologique de taille. Chaque jour, elle permet de créer plus d’objets. Et chaque jour, elle permet d’utiliser de nouveaux matériaux, plus flexibles, plus ergonomiques et plus beaux. Mais elle permet aussi d’ouvrir un champ de possibilité quasi illimité en terme de marketing, de communication et d’influence. C’est du côté des designers qu’il faut aller chercher les plus beaux exemples d’impressions 3D : The Sugar Lab et l’utilisation du sucre comme matériau, Continuum Fashion avec l’impression de chaussures en nylon ou encore l’incontournable Amanda Ghassaei, spécialiste du vinyle. Pour eux aussi la 3D est un moyen de se démarquer, mais ce sont aussi eux, à travers leur travail, qui donneront envie aux futurs designers d’exploiter la technologie 3D et de faire en sorte que celle-ci entre dans le quotidien du « commun des mortels ». A suivre de très près…

A Noël, offrez des livres  » Fashion  »

 

A l’approche de Noël, Miss Phit vous récapitule les livres  » mode  » à offrir en cadeaux :

Les folles heures de la vie d’une Parisienne : le nouveau livre de l’historienne de mode Guénolée Milleret, ancienne responsable des archives de la maison de couture Yves Saint Laurent et de l’illustratrice Angeline Melin, célèbre pour ses illustrations sur le site Do It In Paris.

It : le premier livre de la modeuse Britannique Alexia Chung. Elle y dévoile ses inspirations, ses photos personnelles, ses croquis, ses coups de coeur.

Le Monde selon Karl : les citations farfelues, étonnantes et très drôles du célèbre directeur Artistique de Chanel sont compilées dans cet ouvrage

Fashion Designers : Signé Suzy Menkes et Valérie Steele, ce livre présente 500 pièces de la collection permanente du Fashion Institute of Technology de New York. Une bible pour les férus de mode.

Le Petit Dictionnaire énervé de la mode en images : Collection capsule, it-bag, liberty…  révisez votre vocabulaire fashion avec exemples à l’appui grâce à ce dictionnaire malin.

Bonne lecture à tous !

 

 

La beauté version papier par Lindy Woodhead

Le livre de la semaine choisi par Miss Phit: disponible uniquement en anglais, ce livre fourmillant d’anecdotes revient sur la rivalité de deux personnalités ayant, au début du XXème siècle, contribué à inventé l’industrie moderne de la beauté et deux empires toujours en place : Helena Rubinstein (1870-1965) et Elizabeth Arden (1878-1966). Sous la plume de Lindy Woodhead (Edition Virago),ces deux parcours croisés, fait de génie marketing, de coups de bluff et de rivalité dessinent une sorte de Dallas au pays du lipstick et de la crème de nuit. Mais pas seulement !, on y apprend qu’Helena Rubinstein a fréquenté Proust et Picasso, fabriqué de la crème solaire pour les soldats américains pendant la seconde guerre mondiale, tandis que sa rivale ouvrait le premier spa moderne des Etats-Unis. Instructif, drôle, grouillant d’infos, ce « War Paint » pourrait servir de base à un synopsis de série, à la fois business et girly !.