A.Lange&Söhne, voyage en terre Saxonne

Les pièces d’horlogerie A.Lange&Söhne sur pierres et minéraux de Saxe fournissent un rappel de ce qui fut l’origine de la richesse et de la culture de cet État Fédéral.
Sous les Monts Métallifères de Saxe, patrie de A.Lange&Söhne, des trésors cachés attendent encore d’être découverts. Les géologues sont en train d’y explorer sans doute l’un des plus grands gisements d’étain du monde.
Au Moyen-Âge déjà, la découverte d’importants gisements d’argent nourrit les premières rumeurs au sujet des ressources minières saxonnes et déclenche la première « fièvre de l’argent » dans l’État fédéral.
Ces richesses minérales sont à l’origine d’une période de prospérité culturelle et scientifique sans précédent ainsi que de l’enrichissement considérable des Princes-Electeurs allemands. De nombreuses innovations ont lieu à cette période notamment la découverte de la porcelaine européenne à Meißen ainsi que la réalisation de chefs-d’œuvre artisanaux comme ceux qui peuvent aujourd’hui encore être admirés dans la Voûte Verte du Palais Royal de Dresde. L’industrie horlogère saxonne de précision trouve aussi son origine dans cette période de prospérité.
Parmi les plus fameux horlogers de Dresde de cette époque, Ferdinand A. Lange se démarque par sa pensée d’avant-garde et ses réalisations. C’est lui qui importe l’art horloger dans les Monts Métallifères en 1845 alors que les mines d’argent de la région avaient été abandonnées depuis bien longtemps plongeant la population dans la pauvreté et la famine. Grâce au concept visionnaire d’une nouvelle activité, il crée sa propre manufacture et pose ainsi les fondations du second boom économique de la région.
La collection actuelle A.Lange&Söhne séduit par l’alliance parfaite des montres et des minéraux des Monts Métallifères et permet un rapprochement entre les origines de la prospérité du Moyen-Age et la précision horlogère saxonne du XXIème siècle. Les pierres proviennent des collections géologiques de l’Université Technique de la ville minière de Freiberg. Grâce à la « Terra Mineralia » du musée-château Freudenstein, la ville possède depuis 2008 la plus importante collection de minéraux d’Allemagne avec plus de 3500 minéraux, pierres précieuses et météorites. De très nombreux chefs-d’œuvre de la Cour Saxonne ont été réalisés au cours des siècles antérieurs à partir de ces pierres et minéraux des Monts Métallifères.

Lorsqu’on rassemble Louis Vuitton et Marc Jacobs, ça donne une Expo mode à ne surtout pas louper en 2012 !

L’un né en 1821, malin, curieux et déterminé, a commencé comme apprenti layeter-emballeur, rue St Honoré. Durant cette période il va observer la population française et ses mutations. Louis Vuitton a su deviner les besoins et envies de ses futurs clients, qui étaient des industriels, des bourgeois, ou encore des touristes fortunés. Ses malles dotées du célèbre monogramme connaissent un succès exceptionnel (tout comme les sacs du même style aujourd’hui encore).

L’autre, né en 1963, a grandit à New York. Il a dans un premier temps créé sa propre marque, avant d’être nommé, très jeune, créateur de la maison Perry Ellis, c’est là que Marc Jacobs se démarque grâce à son style et se différencie en acceptant de dessiner sous le nom d’un autre. Marc Jacobs ce travailleur plein d’idées ne tarde pas à devenir le chouchou des rédactrices de mode, et à séduire Bernard Arnault. Il devient donc en 1997, le Directeur Artistique de la maison Louis Vuitton.

Tous deux ont su s’imprimer de leur époque et de leurs codes pour faire de la griffe Louis Vuitton, une enseigne de mode de haute couture mondialement connu dans un premier temps, mais également présentant des collections à la pointe des tendances. Avec Marc Jacobs, c’est la première fois que la marque présente une collection de prêt-à-porter hommes et femmes, ainsi qu’une ligne d’accessoires, il réussi cela tout en apportant un air neuf à la marque.

C’est donc du 9 Mars au 16 Septembre 2012, que le Musée des Arts Décoratifs de Paris, va rendre hommage à ses deux grands hommes de la mode française en leur offrant 1 500m2 d’exposition avec pas moins de 300 objets répartis sur 2 niveaux. L’exposition consacre chaque étage à l’un des créateurs dans une scénographie de Samantha Gainsbury et Joseph Bennett. Plutôt une analyse, qu’une simple rétrospective, ce sera un vrai parallèle entre ces figures du luxe français et leur manière de s’être approprié les phénomènes et codes culturels de leur époque afin d’écrire l’histoire de la mode.